Ouvertures dominicales : Pour le Medef, Dijon “rate (encore) le train de la modernité et de l’attractivité économiques”

Au lendemain de la signature de l’accord inter-professionnel concernant les ouvertures dominicales, le de Côte-d’Or signe un réquisitoire contre le sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon, François Rebsamen et la CGPME. “Le Grand Dijon, qui n’a pas hésité à doubler la taxe transport que payent les entreprises pour financer le tram, reste sourd à leur demande de liberté économique”, assure le dans un communiqué.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Après plusieurs années d’immobilisme sur la possibilité offerte par la loi d’ouvrir 5 dimanches par an, l’espoir renaissait en septembre dernier pour les commerçants et les consommateurs de voir Dijon prendre le train de la modernité et de l’attractivité économiques.

La CGPME se rangeait en effet aux côtés du MEDEF et demandait trois ouvertures dominicales pour 2014, une décision résultant du souhait manifesté par ses adhérents, les syndicats salariés restant quant à eux figés sur deux ouvertures.

François Rebsamen avait confirmé au président du MEDEF Côte-d’Or le 13 septembre dernier lors d’un entretien à la Mairie de Dijon, son accord pour trois ouvertures en 2014.

Pourtant, contre toute attente, le jeudi 19 décembre, le Grand Dijon organisait la signature d’un accord visant à limiter à deux dimanches pour l’année 2014. Rappelons que la loi prévoit cinq dimanches, et que le récent rapport BAILLY demandé par le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT préconise d’augmenter ce nombre à 12 avec “un aménagement des règles pour donner plus de souplesse aux entreprises” !

On ne peut que s’interroger sur les raisons de la volte-face du Président du Grand Dijon et de la CGPME.

Le Grand Dijon, qui n’a pas hésité à doubler la taxe transport que payent les entreprises pour financer le tram (2% de la masse salariale brute dont 0,2% au titre de ville touristique…), reste sourd à leur demande de liberté économique.

Quand il s’agit de justifier les impôts et taxes que subissent les entreprises, Dijon se compare aux grandes métropoles françaises. Il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit de donner les moyens à ses entreprises d’aller dans le sens de la modernité et de l’attractivité économiques.

Reste maintenant à chacun des maires des communes du Grand Dijon de prendre ses responsabilités en décidant, ou non, de suivre cette recommandation.”

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