Le dossier des climats de Bourgogne déposé à l’Unesco

Photo Jérémie Lorand

Photo Jérémie Lorand

Une nouvelle étape pour le dossier de candidature des au patrimoine mondial de l’Unesco. Le dossier a été officiellement déposé à l’organisation qui a pour vocation de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité par l’éducation, la science ou encore la culture.

François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon a en effet annoncé cette nouvelle, lundi 16 décembre 2013, lors du conseil municipal. Il a reçu un SMS de la ministre de la Culture, Cécile Duflot, allant dans ce sens. Il y a un an, le dossier avait été retoqué, au profit de la grotte Chauvet et des volcans d’Auvergne.

En effet, face à une surreprésentation des biens culturels en Europe, l’Unesco avait introduit une règle visant à ce que chaque État ne puisse présenter qu’un bien culturel et qu’un bien naturel par an, exception faite pour les paysages culturels. Les climats ne pouvaient donc être présentés qu’avec les volcans d’Auvergne ou la Champagne.

Lors de ce rejet, les ministères de la Culture et de l’Environnement confiaient que le dossier présentait “des atouts qui doivent lui permettre d’accéder à l’inscription sur la liste du patrimoine de l’humanité”. Il ne reste donc plus que quelques mois à attendre.

Pour l’association, ce délai devait permettre de réaliser de nombreuses actions comme l’événement Climats on the Roc. En effet, selon elle, le projet “bénéficie d’un véritable plébiscite populaire et suscite une forte adhésion dans les territoires concernés”.

Dans moins d’un an, des experts de l’Icomos ou Conseil international des monuments et des sites se rendront en Bourgogne pour juger sur pièce la candidature des vignobles. La décision définitive interviendra en juillet 2015.

Les commentaires sont clos.

  1. Jérémie : Cécile Duflot n’est pas ministre de la Culture !

    CitoyenDijonnnais le mercredi 25 décembre 2013 à 23h20

  2. Climats de Bourgogne : difficile de parler de patrimoine naturel lorsque l’on observe la stérilisation de toute les terres aux seul profit des vignes, la disparition des vergers et murgers, les situations d’érosion aggravées, les traitements pesticides, la qualité des cours d’eau. Le classement pourra-t-il pousser dans le sens de la mixité des paysages, l’accroissement des bonnes pratiques, la biodynamie, le bio, le labour en remplacement des traitements systématiques, etc. ?
    Soyons fiers de notre économie et de notre histoire, essayons aussi d’être plus respectueux de l’environnement.

    CitoyenDijonnnais le mercredi 25 décembre 2013 à 23h28