Des SMS pour rassurer les commerçants Dijonnais angoissés

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Pour faire face au “sentiment d’insécurité” des commerçants du centre-ville de Dijon, un système d’alerte par SMS a été lancé, lundi 25 novembre. Après un vol à l’étalage, par exemple, la police, prévenue, envoie un SMS avec la description des faits et des auteurs, dans l’heure, aux autres commerçants.

Les responsables venus présenter le dispositif, qu’ils soient commerçants, de la mairie ou des services de police, s’accordent sur un constat un peu étonnant : “le sentiment d’insécurité des personnes qui font du shopping en centre-ville”. “L’insécurité a un effet dépressif sur l’envie de consommer”, souligne , président de la CCI. “Dijon est une ville moyenne où il fait bon vivre”, concède-t-il. “Mais les commerçants nous ont alarmés”.

Une crainte pour la clientèle du centre-ville

“La piétonnisation de la rue de la Liberté a amené un nouveau genre de phénomènes”, appuie vaguement , premier adjoint au maire de Dijon. Il tempère. “Il ne faut pas faire de catastrophisme. Nous risquerions de faire fuir la clientèle du centre-ville”. A les écouter, on croirait que l’on rase les murs en faisant ses emplettes. “Dijon est une ville sure, mais les commerçants sont victimes d’un sentiment d’insécurité ou de réelles agressions”, explique , adjointe en charge du commerce.

Pourtant, le préfet, , ne dénombre que “quatre attaques à mains armées ou à l’arme blanche depuis le début de l’année”. Ce qui augmente en revanche, ce sont les vols à l’étalage : +15% en 2013. Conséquence de la crise et de la paupérisation de certaines populations. L’utilisation de fausse monnaie augmente aussi.

Le cauchemar des commerçants

Sentiment d’insécurité fondé ou pas, le système d’alerte par SMS promet en tout cas de s’y attaquer. Pour le présenter, la CCI diffuse un reportage du 13 heures de TF1 sur un dispositif similaire à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Jean-Pierre Pernaut parle de “cauchemar des commerçants”. “C’est un dispositif de prévention qui permet d’alerter de faits délictueux rapidement”, détaille Xavier Mirepoix. “La CCI continuera d’investir de plus en plus dans la sécurité des entreprises”. 280 commerçants se sont déjà inscrits pour participer au dispositif.

Petite démonstration de Pascal Mailhos. Il rédige un message d’alerte depuis un ordinateur. Visiblement, la police n’a pas de forfait illimité, puisqu’il ne peut envoyer qu’un seul SMS, soit 160 caractères. Il faut savoir être concis pour pouvoir y indiquer le lieu, l’heure, la description des faits et de l’auteur. Pas sûr en plus que les policiers se mettent aux langages SMS en abréviations des jeunes.

Bip bip. Dans la salle, les téléphones signalent que le message a bien été reçu. Ouf, ça fonctionne. On va enfin pouvoir faire nos courses en toute tranquillité dans le centre-ville.

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