Laurent Grandguillaume soutient les salariés de Parker en grève

Photo Jonas Jacquel

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Notre mouvement est très adulte, déterminé“. Ainsi s’exprime Bouchta Maach, syndicaliste CGT présent devant les grilles de l’entreprise , ce mercredi 20 novembre 2013. La journée est marquée par une grève totale, l’usine est bloquée, le mouvement est suivi par une majorité des salariés – cadres y compris.

A l’intérieur, c’est une réunion “nationale” qui se tient en toute confidentialité : “Ils ont l’habitude de faire des réunions décentralisées (le siège de la société est à Contamine-sur-Arve, en Haute-Savoie) pour écarter les élus [syndiqués, ndlr]”. A Dijon, les syndiqués CGT ont saisi l’occasion pour manifester sous les yeux des décideurs – “un peu embêtés car ils ne s’y attendaient pas”.

Photo Jonas Jacquel

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Alors que les conducteurs lisent à la volée les slogans des salariés de Parker en lutte, ils klaxonnent en signe de solidarité.

L’entreprise dijonnaise, soutenue par les salariés du groupe France – eux aussi en péril – défend aujourd’hui 81 emplois. Le député de la première circonscription de Côte-d’Or, , s’est également posé en renfort des salariés hier, posant une question orale au gouvernement lors d’une session parlementaire à l’Assemblée nationale.

“Il y a plusieurs logiques qui s’affrontent dans cette situation”, explique le député. “D’abord une logique purement financière. Je crois que cela provoque la colère et l’indignation de voir qu’un groupe qui réalise des milliards d’euros de chiffre d’affaire veuille licencier ainsi les salariés, dont le savoir-faire n’est plus à prouver. Il y a aussi la question européenne, parce qu’il faut mettre fin à ce dumping social qui fait qu’aujourd’hui des salariés sont licenciés pour créer d’autres emplois en Europe de l’Est à moindre coût.”

Laurent Grandguillaume appelle à une “mobilisation collective” , mais aussi les responsables du groupe Parker “à pouvoir travailler à trouver des solutions collectives.” Dehors, les syndiqués ont bien apprécié cette intervention, mais “n’en attendent pas grand-chose. Il a posé la question au gouvernement, il n’y a pas de réponse”.

Le 29 novembre 2013, une table ronde est prévue en présence des élus locaux. François Rebsamen, maire de Dijon, ainsi que Laurent Grandguillaume et Kheira Bouziane, députés de Côte-d’Or rencontreront Bruno Lerouge, délégué local au Redressement productif.

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Les commentaires sont clos.

  1. Il soutient comme la corde soutient le pendu….
    S’il était cohérent il démissionnerait du PS, car c’est la politique de droite des solfériniens qui conduisent à des dizaines de milliers de suppression d’emplois, cette détestable politique austéritaire avalisée par la signature renégate du TSCG merkosyen…

    allain graux le vendredi 22 novembre 2013 à 10h24

  2. Faillite de l’appareil productif en France , faillite de nos politicards de tous poils qui ne peuvent pratiquement rien pour enrayer le déclin de notre nation, faillite intellectuelle. Quant a ce ” cher député ” Laurent Grandguillaume ; quelles sont ses compétences en gestion d’entreprise? A t’il déjà été dirigeant d’une société a son ” jeune âge”?: non c’est comme pour plus des trois quarts de nos politicards ; des fonctionnaires de la profession de .. politicards. donc parfaitement impuissants.

    Patrick Lepak le dimanche 24 novembre 2013 à 13h37