“Une pièce de vin vendue par une princesse, ça n’a pas de prix”

Photo Jonas Jacquel

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“Que cette année 2013 soit tout simplement incroyable”, souhaitait Clotilde Courau, princesse de Savoie en ouvrant la 153e vente aux enchères des vins des . Avec une faible récolte, les prix ont mécaniquement été un peu plus élevés que d’habitude, mais la pièce des présidents, dont la vente va au bénéfice d’associations caritatives a été emportée pour 131.000 euros, loin des 270.000 de l’année dernière.

La vente aux enchères a bien commencé. Les pièces mises à prix à 2.000 euros s’envolaient en quelques minutes jusqu’à 7.000 euros. Plusieurs cuvées très prestigieuses, comme le grand cru du Clos de la Roche, ont atteint jusqu’à 65.000 euros, déclenchant les applaudissements de la salle. Au total, c’était 443 pièces qui étaient proposées, réparties en 43 cuvées.

Photo Jonas Jacquel

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“15 000 pour le monsieur sur le côté de l’allée avec des lunettes et la chemise ouverte”, relançait le commissaire-priseur. Il y avait plusieurs centaines d’acheteurs dans la salle, sans compter les enchères par téléphone et même sur internet – un amateur a pu acheter une pièce de Pommard depuis New-York, en ligne.

Duel d’enchères

Peu à peu, une foule dense s’est amassée devant les Halles pour suivre la vente de la pièce des présidents. Accompagnée par Jean-Pierre Castaldi, Clotilde Courau a animé les enchères au profit de deux associations, les Petits Princes et les Papillons blancs. Les Petits Princes est une association qui réalise les rêves d’enfants ou d’adolescents gravement malades, pour leur permettre de s’évader un temps de l’univers de l’hôpital et de la pathologie.

“Quand j’étais enfant, je me suis retrouvée une fois, blessée à l’hôpital. Heureusement les infirmières étaient là pour me redonner le sourire”, a raconté Clotilde Courau, pour essayer de faire monter les enchères sur le tonneau de 456 litres de Meursault-Genevrières premier cru, cuvée Philippe Le Bon.

“Cette année a été difficile. Il faut la transformer en un rêve merveilleux”, ajoutait encore l’actrice en lançant la vente. Mise à prix “14.000 euros… le litre”, plaisantait-elle. C’est finalement à 50.000 euros que la vente a commencé. Au terme d’un duel d’enchères avec le président du syndicat des négociants, c’est une acheteuse chinoise qui a emporté la pièce, pour 131.000 euros, encouragée Clotilde Courau : “Une pièce de vin vendue par une princesse, ça n’a pas de prix”. Et par Jean-Pierre Castaldi : “Allez, la Chine peut faire un effort. Ils sont nombreux”.

Invitée à s’exprimer après son acquisition, la jeune acheteuse asiatique s’est dite “très heureuse” et a rappelé que “les vins de Bourgogne et de Bordeaux sont toujours les bienvenus en Chine… Mais je préfère le Bourgogne”.

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