Réforme des rythmes scolaires : Alain Houpert (UMP) dénonce une décision “autocratique” de François Rebsamen

Le sénateur et candidat aux Municipales 2014 à Dijon, revient sur la qui soulève, selon lui, “un tollé”. “Dijon s’est engouffrée dans le nouveau dispositif, à marche forcée, croyant faire école… contre l’avis unanime de l’intégralité des conseils d’écoles qui avaient tous demandé d’attendre 2014”, écrit-il.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“La mise en place de la semaine scolaire de quatre jours et demi soulève un tollé qui, si rien ne change, risque bien de faire tache d’huile.

Pourtant de nombreux élus de toutes parts en France avaient alerté le ministre Vincent Peillon, dès la rentrée de septembre, sur les questions soulevées par cette réforme. : que sont réellement leurs obligations , leurs droits, leurs contraintes, leurs responsabilités, leurs moyens ?

Aujourd’hui, les réponses se font toujours attendre … même si le projet éducatif territorial n’est plus obligatoire et les heures “éducatives” désormais assimilées à un temps de simple garderie, où la sieste en maternelle est rebaptisée pour l’occasion “périscosieste”. Ainsi, les ambitions académiques sont revues à la baisse, mais elles ne facilitent pas pour autant l’application des “trois heures Peillon” .

Dijon s’est engouffrée dans le nouveau dispositif, à marche forcée, croyant faire école… contre l’avis unanime de l’intégralité des conseils d’écoles qui avaient tous demandé d’attendre 2014 !

Curieusement, les réunions de concertation ont eu lieu… après la décision autocratique du sénateur – maire de Dijon , exemple éloquent de l’idée qu’il se fait de la démocratie …

Le projet initial de François REBSAMEN prévoyait de découper les TAP, temps d’activités périscolaires, en tranches de 10 minutes, notamment sur la pause méridienne : massivement rejeté, il se prévaut aujourd’hui d’avoir corrigé son erreur.

Pour autant, de graves dysfonctionnements désorganisent aujourd’hui la vie scolaire et périscolaire des enfants – et par ricochet, de leurs parents – , alarmés de voir tous ces enfants rompus par la fatigue…

Qu’il s’agisse de la médiocrité des activités proposées de 16h à 17 h , de l’absence de locaux adaptés ( certaines activités ayant lieu dans les salles de restauration scolaire, ce qui pose des problèmes d’hygiène et de sécurité alimentaire ) , de la désorganisation du temps scolaire en maternelle, de la difficulté qu’ont certains intervenants extérieurs à accéder à certains établissements dijonnais… Plus grave encore , la réforme a fait miroiter des activités culturelles et sportives , mais on se retrouve à Dijon avec 45 minutes d’occupations sans intérêt … et pour tenter d’encadrer les temps d’activités périscolaires, la ville de Dijon a siphonné le tissu associatif à l’échelle du Grand Dijon …

Le malaise grandit, à mesure que les parents, les enseignants et les élus mesurent les difficultés auxquels ils sont confrontés: si l’Etat s’engage bien à maintenir les aides financières pour toutes les communes, pourquoi ne pas alors laisser la liberté de choix aux maires, de mettre en place ou non cette réforme, comme le propose aujourd’hui mon collègue le député Xavier BERTRAND dans la proposition de loi qu’il vient de déposer?

Cette liberté de choix se fonderait sur une approche concertée avec les services déconcentrés de l’éducation nationale, fondée sur la connaissance des réalités du terrain.

Le pragmatisme plutôt que l’idéologie, au service des enfants : si cette proposition de loi est acceptée par le Gouvernement, je la voterai des deux mains.”

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