Solidarités 21 veut “retrouver la gauche”

Najate Haïe et Pierre Campagnac, porte-paroles de Solidarités 21 – membre du Front de gauche -, réagissent à la dégradation de la note française. Ils demandent “un changement de politique et d’équipe pour retrouver la gauche”

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

“Changer de politique et d’équipe pour retrouver la gauche !

Quelles que soient les réserves que l’on doit émettre à propos des agences de notation – leurs approximations, leur bilan, leurs dépendances -, la nouvelle dégradation de la note française par S&P est un nouveau coup dur pour la crédibilité du pays et de ses dirigeants. C’est avant tout un jugement politique qui est porté… après celui de l’Europe, ceux de la plupart des organisations économiques internationales quand, par ailleurs, trois Français sur quatre ne font plus confiance à l’exécutif.

François Hollande et le gouvernement Ayrault se trompent lourdement en s’entêtant dans leurs renoncements et dans la poursuite d’une relance chimérique par une politique exclusive de « l’offre ». Les entreprises et leurs patrons en sont les seuls bénéficiaires. Ceux, tous les autres, qui paient la note n’en peuvent plus d’attendre des retombées pour l’emploi, les salaires et pensions et des conditions de vie – logement, énergie… – moins difficiles. La pauvreté pour les uns, le mal-être pour d’autres, l’insatisfaction pour tous explosent.

L’attente d’un mieux social résultant de cette politique est vaine. Sans parler de l’inversion de la courbe du chômage. Finie en effet la fable selon laquelle après de longs mois d’effort sonnerait l’heure du juste réconfort. Le ministre du budget le dit explicitement quand il condamne les Français à se serrer la ceinture, encore et toujours, au moins jusqu’en 2017, terme du quinquennat. Nous ne le pouvons pas et nous n’avons pas voté pour ça !

Une autre politique à gauche est possible par la relance de la « demande », autrement dit de la consommation des ménages notamment par l’indexation des salaires, pensions et minima sociaux sur l’évolution des prix. Elle est finançable parce qu’efficace, bien plus que les annonces dans l’urgence du jour en Provence ou en Bretagne. Elle n’est pas incompatible avec une vraie réduction de la dépense par une réforme du mille-feuille administratif – suppression des départements notamment – préservant l’emploi public et renforçant l’efficacité de l’action publique.

Demain ou après-demain après un grand lessivage électoral, il sera trop tard pour bien faire. Changeons de politique, maintenant, de Premier ministre aussi, avec une équipe gouvernementale resserrée qui soit enfin représentative de la majorité de gauche sortie des urnes et dans tous les cas plus fidèle à celles et ceux qui l’ont élue. C’est le seul choix raisonnable qui s’impose à François Hollande. L’intérêt général le commande.”

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