La pauvreté s’aggrave en Bourgogne selon le Secours catholique

Photo Joans Jacquel

Photo Joans Jacquel

Comme chaque année, le publie son rapport statistique annuel, jeudi 7 novembre 2013, qui rend compte de l’évolution de la pauvreté en France et de ses conséquences sur les personnes en situation de précarité. Et l’année 2012 ne marque pas de ruptures selon l’organisation qui souligne que la pauvreté continue de s’étendre et que l’emploi salarié est de moins en moins accessible aux plus fragiles.

Dix ans après le premier rapport sur la France précaire, le Secours catholique a en effet souhaité de nouveau étudier le lien à l’emploi des personnes qu’il accueille. “Comme toutes les richesses, le travail est de moins en moins partagé. Pour décrocher un emploi, il faut des compétences, de l’expérience, un réseau, pouvoir se déplacer, n’être ni trop jeune, ni trop âgé, ne pas vivre dans des quartiers stigmatisés, ne pas être étranger”. Des compétences qui, selon le Secours catholique, font “défaut à plusieurs millions de concitoyens”.

En Bourgogne, 16 000 ménages ont été accueillis par le Secours catholique en 2012. Soit 2 000 de plus que l’année précédente. 94% vivent sous le seuil de pauvreté (60% du revenu médian) et un peu plus d’une personne sur cinq dispose d’un emploi. “Contrairement à l’ensemble, la part de chômeurs n’a pas augmenté entre 2008 et 2012. Le taux de chômage a même baissé au cours des dix dernières années, passant de 60% en 2003 à 58% en 2011 puis 52% en 2012. Pour rappel, au niveau national, le taux de chômage est de 10,2%.

La Bourgogne reste cependant une des régions ou le Secours catholique rencontre le plus d’inactifs. “Avec l’augmentation du nombre d’étrangers rencontrés, la part des sans droit au travail a presque rejoint la moyenne nationale (10%) alors qu’il était de 1% en 2008”. La part des ménages étrangers a en effet fortement augmenté année passant de 27% 2011 à 34% en 2012. Deux tiers sont africains. La part de déboutés et sans-papiers a lui triplée entre 2008 et 2012.

“Ces dernières années, les mesures de soutien à l’emploi n’ont pas manque : plan de relance, exonérations de charges […] Il fallait promouvoir le retour au travail comme s’il y en avait”, explique François Soulage, président national du Secours catholique. Le niveau de vie précise le Secours catholique de Bourgogne est plus faible dans la région qu’au niveau national. Il est même l’un des rares a avoir baissé entre 2008 et 2012.

Les commentaires sont clos.