Réforme des retraites : François Rebsamen salue le “courage” du gouvernement

François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon | Photo Jonas Jacquel

François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon | Photo Jonas Jacquel

346 voix contre, 0 pour. Au lendemain du rejet par le Sénat du projet de , le président du groupe socialiste au Sénat, , prend la défense de la réforme assurant que “les socialistes auraient été honorés de (la) voter”.

Dans une tribune au Huffington Post, le sénateur-maire de Dijon déplore “l’attitude des groupes du Sénat qui par leurs amendements ont vidé la réforme de son sens et de sa substance”. Une des dispositions phares, la pénibilité, avait ainsi disparue. Selon lui, le texte étant devenu “inacceptable”, les sénateurs ont été contraints de le rejeter. Le texte doit désormais repasser devant l’Assemblée nationale, à la mi-novembre.

François Rebsamen assure donc désormais la promotion du texte : “La réforme des retraites du gouvernement Ayrault a pour objectif de sauver de façon durable notre régime de retraites par répartition qui est un des piliers de notre modèle social”, écrit-il. “Au-delà d’une logique purement budgétaire et financière, et c’est ce qui la différencie profondément des réformes précédentes, le gouvernement a voulu rendre notre système de retraite plus juste et mettre un terme à des inégalités inacceptables qui se sont creusées au fil du temps”.

La commission mixte paritaire composée de sept sénateurs et sept députés se réunissait mercredi 6 novembre 2013 et n’est pas parvenue à élaborer un texte commun. Le rapporteur PS du projet de loi à l’Assemblée, Michel Issindou, a assuré que les députés en nouvelle lecture retiendraient “le plus possible les améliorations que le Sénat a apportées”.

“Dans le contexte social et économique actuel, il fallait du courage pour réformer notre système de retraites”, ajoute François Rebsamen. “Après avoir fait l’objet d’un dialogue approfondi et d’une concertation exemplaire, l’équilibre a été trouvé entre efficacité et équité pour garantir notre système de retraites, sans casser la reprise économique en cours et sans crisper notre société fragilisée.”

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